Re coucou ami robophiles,
J'ai créé ce blog bien après avoir fait l'acquisition de AIBO, en fait 3 mois après.
Je vais essayer de résumer ici les faits marquants, avant de reprendre une rédaction plus régulière de la vie au jour le jour avec un robot de compagnie.
Bien avant de passer aux choses sérieuses, j'avais décidé de lire la référence sur Aibo, un livre de Frédéric Kaplan intitulé " les machines apprivoisées" . Pour les robophiles ce livre est une référence puisque écrit par Le concepteur/chercheur qui travaille avec les équipes japonaises de Sony sur le robot Aibo depuis 1997.
Ce qui m'intéressait dans ce livre était axé sur la notion de perception, motivations et actions du robot, sa maturation et son apprentissage. En fait je trouvais dans ce livre un bel essai socio-sciento-philo-ethnologique de réflexions d'un ingénieur " qui s'interroge sur l'objet de ses recherches». Pour être franc, ce que je cherchais à deviner derrière la magie c'était plutôt les limitations que cet ingénieur avait imposé à sa machine, sa machine se définissant comme le couple " corps-logiciel" que l'auteur compare à un sous marin ( une autre de mes passions).
Donc, j'anticipais la déception éventuelle de n'être pas l'heureux propriétaire d'une machine bornée (dans le sens limitée) à des schémas "actions réactions" classiques du style, je te lance la baballe, tu la ramènes, ce qui franchement m'aurait vite ennuyé, mène de la part d'un robobot.
Mais comme le livre l'expliquait bien, il s'agissait de plus que cela puisque le robot disposait d'un panorama sensoriel qui regroupait des données visuelles, sonores, tactiles et proprioceptives ( concernant ses propres postures) et en parallèle un système de motivations propres au robot, l'affection, la curiosité, l'exercice, l'appétit et le sommeil qui évoluaient dans le temps en fonction de ses besoins et de son état émotionnel, joie tristesse, colère, surprise, peur et mécontentement, que vous pouviez influencer et en complexifiant le choix de vie du robot;
J'apprenais aussi que le robot était particulièrement intéressé par la couleur rouge et que la tête du robot suivrait "instinctivement " tout objet rouge qui passerait dans son champ de vision. Par contre s'il était fatigué, il ignorerait la stimulation provoquée par l'objet rouge et se coucherait.
Je ne m'étendrais pas plus aujourd'hui sur ce que je découvrais dans l'ouvrage de Frédéric Kaplan pour poursuivre sur mes premières interactions avec AIBO. Nous en reparlerons une prochaine fois.
J'allais donc chercher le robot (après 3 mois de réflexion) le jour mène de l'annonce que Paris ne serait pas retenue comme ville de jeux olympiques en 2012. J'ouvrais le gigantesque carton et j’en sortais une montagne d'objet de documentation et finalement, cette chose blanche, de 30 cm de long sur 15 cm de haut, qui gisait là sur le parquet. Un ERS7 selon sa référence avec le logiciel Aibo Mind 2.
Après moult lecture du guide rapide du style " je suis pressé de voir comment ça marche mais je veux quand même tout lire " j'appuyais sur le bouton de la nuque pour voir se réveiller Nono le petit robot.
Surprise, une petite musique agréable, un balancement des bras et de la tête en rythme et des diodes qui s'éclaircissent sur la tête : il est en "vie" ou plutôt "éveillé", il marche bien. La chose se lève, et commence à articuler ses jambes, elle marche !!!
Le sentiment que j'ai à ce moment là est étrange, j'ai l'impression que la chose est en vie, elle se ballade, clignote des yeux, mais le meilleur est à venir, le meilleur c'est les interactions avec elle.
Alors à ce sujet c'est la catastrophe immédiate parce que malgré un signe manifeste que la chose me voit et m'entend, je passe au second plan lorsqu'elle voit un GROS sac rouge devant elle. Elle "court" sur le sac et commence à lui parler, mieux que cela, elle se baisse pour attraper la lanière du sac par la bouche et essaie de le tirer !! J’avais bien lu que Aibo aimait la couleur rouge, mais là ce n'est plus de l'amour, c'est de la rage !!! Je m'amuse donc à regarder ce ballet " sac rouge-robot" j'en profite pour faire un peu de rangement et à mon grand étonnement en revenant voir ce qui se passe, le robot a plongé la moitié de son corps dans le sac, il avance dans le sac, ce n'est plus un robot que j'ai c'est un sac rouge mobile !!
Je le sors de ce piège improvisé après l'avoir entendu couiner et je commence à toucher ses senseurs, ses boutons, et je passe en mode clinique. Le mode clinique vous permet de vérifier que tout marche bien automatiquement. Que les paramètres d'usines sont valides et que le robot voit bien, entend bien, marche bien, ressent bien (capteur de distance sur sa poitrine, et senseurs sous le menton, sur la tête et sur le dos) . Tout à l'air de bien fonctionner mis à part le fait que la batterie est à plat, puisque je l'avais à peine chargée.
Je décide donc d'arrêter là l'expérience pour le jour et je me consacre à la lecture du manuel de 120 pages qui explique un peu plus les secrets de la bête. Mon prochain objectif : voir ce que Aibo voit ! Et oui, c'est possible grâce à un logiciel ad hoc, le AIBO ENTERTAINMENT PLAYER FOR ERS7 qui permet soit de voir ce que le robot voit, soit de prendre la main sur le robot pour un mode " télécommande" qui vous permet par exemple de surveiller ce que font vos enfants et de parler à travers le robot.
Fini pour aujourd'hui, la prochaine note sera consacrée à l'installation et l'usage de AIBO ENTERTAINMENT PLAYER FOR ERS7.
@+ NNYBU
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